LES ARTISTES TUNECORE ONT GÉNÉRÉ 2 MILLIARDS DE REVENUS.

Lorsque les artistes et les auteurs-compositeurs entendent parler d’« édition musicale » pour la première fois, ils n’y comprennent souvent pas grand chose. Et lorsqu’ils se penchent un peu sur la question, ça ne s’arrange pas. Et l’édition musicale est effectivement un sujet compliqué. Il s’agit en grande partie d’une façon de générer de l’argent avec votre musique : en comprendre les rudiments peut donc s’avérer très utile.

Pour faire simple, l’édition musicale concerne principalement les auteurs-compositeurs et les droits d’auteur. Lorsqu’une musique est utilisée de manière commerciale (qu’elle soit vendue, autorisée ou reproduite en public), l’auteur-compositeur et le détenteur des droits perçoivent des royalties. Une société d’édition musicale peut offrir de nombreux services aux auteurs-compositeurs. En tant qu’« administrateur d’édition », elle gère les droits d’auteur en protégeant l’utilisation des œuvres et collectent les royalties qui en découlent. Certains éditeurs musicaux se concentrent sur l’utilisation et l’exploitation de ces droits d’auteurs en cherchant à placer les œuvres, par le biais de « droits de synchronisation », à la télévision, dans des films, des publicités, des jeux vidéo, etc. De plus, ces équipes de création travaillent à mettre en place des collaborations pour les auteurs-compositeurs et à proposer des titres aux artistes et aux labels afin qu’elles puissent être enregistrées.

La plupart des accords conclus avec de grands éditeurs musicaux prévoient que les détenteurs des droits reçoivent 50 % des royalties que l’éditeur musical permet de générer. En fin de compte, l’auteur-compositeur reste « propriétaire » de la chanson, mais l’octroi de licences, la recherche d’opportunités d’exploitation et la collecte des royalties sont gérés par l’éditeur musical.

 

COMPOSITION VS. ENREGISTREMENT

Les auteurs-compositeurs doivent garder à l’esprit que chaque titre qu’ils composent et enregistrent revêt deux formes : la composition (la mélodie, les paroles et la musique) et l’enregistrement (également connu sous le nom de « version masterisée », c’est la version enregistrée de la composition). Chacune de ces propriétés génère des droits, et ceux qui les détiennent peuvent décider de qui les utilise et comment.

Si Artiste B enregistre une reprise de la composition d’Artiste A, alors Artiste B ne détient que les droits de cette version enregistrée de la composition. Artiste A, lui, est propriétaire de la composition et de son propre enregistrement.

UN PEU D’HISTOIRE

Aux États-Unis, l’édition musicale est née et a pris toute son importance à partir de la fin des années 1800. C’est à New York, dans un petit quartier qui plus tard fut connu sous le nom de Tin Pan Alley, que s’est créé le premier collectif d’éditeurs musicaux et d’auteurs-compositeurs. Ces passionnés se réunissaient à l’origine pour créer et distribuer une musique populaire qui n’entrait pas dans les genres religieux et classiques. Bien que cette époque se caractérisait par des méthodes de vente et des formats bien différents de ceux que l’on connaît aujourd’hui (pensez aux partitions…), elle a véritablement façonné la façon dont les éditeurs musicaux et les auteurs-compositeurs organisent leur profession et fait naître la notion de protection des droits d’auteur.

Pour ce qui est des revenus des artistes et des auteurs-compositeurs, lorsqu’une musique est consommée numériquement (en streaming et en téléchargement), c’est au niveau de l’édition musicale que se gèrent les différents types de royalties qu’elle génère. Les revenus générés par le streaming et le téléchargement peuvent être collectés par votre distributeur digital. En revanche, les royalties de l’auteur-compositeur associées à chaque stream et téléchargement doivent être collectées et gérées par un éditeur.

 

QU’EST-CE QU’UNE SOCIÉTÉ DE GESTION COLLECTIVE ?

Les sociétés de gestion collective (parfois appelées par leur acronyme anglais, PRO, pour Performance Rights Organizations) aident les auteurs, les compositeurs et les artistes à collecter les royalties de performance. Elles existent partout dans le monde et sont conçues pour payer ce type de royalties aux détenteurs des droits, où qu’ils soient.

Les royalties de performance sont payées au détenteur de droit à chaque fois qu’une composition est jouée en public, qu’elle soit enregistrée en live ou qu’elle passe à la radio, à la télévision, dans des concerts, sur un site de vente en ligne ou sur d’autres services de musique. Les PRO ne se chargent donc pas de collecter les royalties mécaniques qui sont générées lorsqu’un titre est acheté, téléchargé ou streamé.

Enregistrer ses compositions auprès d’une PRO (ASCAP/BMI, GEMA, SIAE, SACEM) est, pour un artiste, la première chose à faire en termes d’édition musicale.

 

QUI COLLECTE ?

Maintenant que vous en savez un peu plus sur la façon dont les royalties sont générées, vous vous demandez certainement qui s’assure qu’elles soient correctement comptabilisées et payées. C’est exactement le rôle de l’administrateur d’édition : il s’assure que les œuvres génèrent des royalties et que celles-ci soient collectées et comptabilisées, puis vérifient que l’auteur-compositeur est payé en conséquence. C’est ce que l’on appelle le « publishing administration »

Si vous choisissez TuneCore comme service de publishing administration, par exemple, TuneCore s’occupe de l’enregistrement de vos œuvres ainsi que de la comptabilité et de la collecte de vos royalties à votre place : vous, le détenteur des droits d’auteur, conservez 85 % de toutes les royalties de performance publiques collectées par TuneCore. (Si notre équipe de création émet une licence de synchronisation grâce à nos efforts de démarchage, nous prenons une commission de 20 %).

 

COMMENT FAIRE APPARAÎTRE MON TITRE DANS UNE ÉMISSION TÉLÉ, DES PUBLICITÉS, DES FILMS OU DES JEUX VIDÉO ?

C’est grâce au droit de synchronisation que l’exploitation de votre composition et/ou de votre enregistrement sonore dans une émission télévisée, une publicité, un film, un jeu vidéo, (ou un autre format audio/visuel) est autorisée. Un droit de synchronisation est négocié par le détenteur du droit ou par l’éditeur qui le représente. Il n’y a pas de « taux réglementaire » : les coûts et les indemnités dépendent généralement de la valeur perçue de la composition, du fait que l’œuvre utilisée soit ou non une version originale et du budget du demandeur.

Par exemple, si une marque cherche à obtenir le droit de diffuser « TITRE A » dans sa prochaine publicité. L’autorisation d’utiliser le droit d’auteur de l’œuvre a été accordée, et au lieu d’utiliser la version masterisée de « TITRE A », une équipe créative travaille à réaliser une version jouée et enregistrée par un autre artiste. Dans ce cas, il n’y a pas besoin de licence de mastering.

Alors, comment s’y prendre ? C’est là qu’entre en jeu le démarcharge. Bien qu’il ne soit pas impossible d’obtenir le placement de vos œuvres par vous-même, les sociétés d’édition musicale peuvent permettre l’exploitation des compositions qu’elles représentent grâce à leurs contacts dans l’industrie et à leur compréhension globale de ce que les professionnels de la musique (ceux qui choisissent la musique des émissions télévisées, des films, des publicités, etc.) recherchent.

La valeur de la licence de synchronisation des œuvres des artistes indépendants moins connus est bien sûr moins élevée. Toutefois, ce genre de placements est très recherché et peut s’avérer être un tremplin pour leur promotion et les faire connaître au grand public. En fait, de nombreux professionnels de la musique recherchent activement des artistes et des auteurs-compositeurs indépendants, et ce pour deux raisons : 1.) Le coût est plus faible en raison de la valeur perçue d’un titre moins connu, et 2.) le « buzz » que peut créer l’utilisation d’une nouvelle musique tendance réalisée par un artiste prometteur.