Comment le cycle de vie d’un album a été bouleversé ces dernières années

La réalisation d’un album, d’un EP ou d’un single a toujours été un parcours du combattant, une mise à nu. Et le véritable travail de fond ne commence véritablement qu’une fois le processus artistique accompli. Il est illusoire de penser que le travail de l’artiste s’arrête à la sortie de son projet. La commercialisation est une étape fondamentale pour un artiste qui veut continuer à vivre de son art. Un artiste doit gagner de l’argent, et s’il l’artiste est doué pour son art, créer de la musique, il ne l’est pas forcément pour sa commercialisation.

Voici un article qui décrit comment, à travers l’évolution du marché de la musique, le cycle de vie d’un projet musical a été modifié en profondeur.

L’ancien modèle

On cite souvent le passage du physique au digital, avec l’arrivée d’iTunes, comme point de rupture. C’est vrai pour certains sujets, mais c’est l’avènement du modèle du streaming qui vient marquer un tournant dans le cycle de vie d’un projet musical.

En effet, avant l’arrivée de Spotify, Deezer, Napster ou Apple Music, le modèle était basé sur la propriété : on devenait propriétaire d’un support (physique ou digital). Et une fois acheté, on ne payait plus pour écouter son CD ou son fichier mp3, il nous appartenait. Toute la valeur était concentrée dans cet acte d’achat initial. Une fois cet acte effectué, qu’on écoute une fois un titre ou un million de fois ce même titre, la valeur générée était exactement la même. Par ailleurs, pub (TV, radio, journaux, etc.), tournée, affichage…, tout le marketing avait pour but de concentrer toutes les ventes à ce moment clé, pendant les quelques jours suivant la sortie du projet. Les premiers fans constituaient l’immense majorité des revenus générés par un projet. Et ils achetaient la musique de leur artiste dès la sortie de son album ou de son single.

Ensuite, hormis de rares projets, les ventes étaient très faibles. Par conséquent, le chiffre d’affaire total d’un projet musical était réparti de manière très différente : 90% des ventes se faisaient sur les 3 premières semaines d’exploitation. Au bout de 3 mois, la majorité des projets ne généraient plus aucun revenu.

Le nouveau modèle

Aujourd’hui, ce modèle a été complètement transformé. L’industrie musicale reprend des couleurs et est en croissance en France en 2016 pour la première fois depuis le début des années 2000. Cette croissance est tirée par le digital qui fait jeu égal avec le physique, et qui devrait le dépasser dès l’année prochaine. A l’intérieur du marché du digital, les ventes en téléchargement se sont effondrées, avec le déclin d’iTunes. Le chiffre d’affaire des ventes en téléchargement, dans le segment du digital, est inférieur à 20% en 2016. Ce chiffre devrait passer sous la barre des 10% en 2017. Dans le même temps, depuis quelques années, le streaming explose (+42% par rapport à l’année dernière*).

Et le streaming a ceci de particulier qu’on n’est plus propriétaire du fichier audio, on le loue. Et l’artiste reçoit une petite rémunération sur chaque écoute (les revenus provenant de la publicité ou des abonnements), alors que dans l’ancien modèle, il était payé une seule fois. Et plus le titre ou l’album est écouté dans le temps, plus les revenus grossissent.

Il faut ajouter à ceci un phénomène lié au modèle du streaming : les playlists. Les abonnés aux services de streaming écoutent en majorité des titres issus de playlists. Ces playlists peuvent être constituées par les abonnés eux-mêmes, par d’autres abonnés, par des experts indépendants, ou par les plateformes elles-mêmes (via leurs équipes éditoriales, ou via des playlists algorithmiques).

Ainsi, le cycle de vie d’un projet musical est complètement renversé : les revenus ne proviennent plus dans 3 premières semaines d’exploitation, au contraire, la majorité des revenus provient de son exploitation dans le moyen et le long terme. C’est la théorie de la longue traine. Cette caractéristique a de nombreuses conséquences sur la stratégie de commercialisation d’un projet musical. Les distributeurs, les labels ont adapté leur stratégie en prenant en compte ceci. Il est primordial pour un artiste indépendant d’en faire autant.

La longue traine

longue traine

Dans ce schéma, la partie en jaune devient prend de plus en plus d’importance et devient plus importante que la partie verte avec le temps.

Comment maximiser ses revenus?

En comprenant l’évolution du marché de la musique, on peut en tirer des conclusions évidentes :

– plus son projet reste longtemps en ligne, plus il va générer des revenus. A contrario, retirer son album des plateformes revient à se priver de la majorité des revenus potentiels.

– la condition implicite est que les titres d’un artiste doivent être intégrés dans des playlists. Sur ce point, pas de recette miracle, mais quelques bonnes pratiques :

– créer des playlists soi-même via ses profils Spotify, Deezer ou Youtube, et les partager avec ses fans.

– inciter ses fans à créer des playlists publiques avec vos titres.

– insérer ses titres dans des playlists collaboratives à forte audience.

– inciter les salles de concert où l’on se produit à créer des profils et insérer vos titres.

Plus un titre est partagé, plus il a des chances d’être ‘repéré’ et sélectionné par les algorithmes des plateformes, et plus il sera ensuite partagé à de nouveaux fans, etc.

Il faut donc mettre en route la machine via son propre profil et via celui de ses fans.

L’aspect social est donc primordial dans ce nouveau modèle. Et le succès ne peut venir que si son répertoire reste en ligne !

*SNEP, Décembre 2016

7 astuces pour augmenter ses chances d’être mis en avant sur iTunes, Deezer, Spotify…

Par Chris Mooney, TuneCore, et édité par Mathieu Rousselot

En se rendant sur l’iTunes store, sur Deezer ou sur Spotify, la plupart des artistes se disent : « Je veux que mon album soit mis en avant ici, ou que mon titre soit inclus dans cette playlist. » La bonne nouvelle est que toutes les sorties TuneCore distribuées sur les plateformes digitales peuvent, en théorie, bénéficier de ces mises en avant. Les mises en avant sur les plateformes digitales sont basées sur des décisions prises en interne par les équipes éditoriales de chaque plateforme digitale—ce ne sont pas des achats d’espace.

Par exemple, l’artiste TuneCore Chris Wallace a bénéficié d’une bannière la page Pop d’iTunes et son album Push Rewind a été mis en avant à côté de sorties d’artistes comme No Doubt, One Direction, Owl City (également ancien artiste TuneCore) ou Alicia Keys dans la partie ‘Nouveautés’.

Les artistes SafetySuit ou Stephen Jerzak & Romance on a Rocketship, également distribués par, ont également bénéficié de mises en avant sur ce même exemple.

Comment augmenter ses chances d’être mis en avant sur une plateforme digitale?

Voici sept astuces qui peuvent vous aider. (Rappel important : il appartient à la plateforme, et uniquement à la plateforme, de décider ce qui est mis en avant ou non.)

1. Planifier à l’avance
Le timing est un élément clé dans une mise en avant. La plateforme, telle que vous la voyez à un moment précis, est la somme d’un travail réfléchi des équipes éditoriales, pas un fourre-tout décidé en dernière minute. De manière générale, les mises en avant sont décidées au moins 3 semaines à l’avance. Par conséquent, il peut être judicieux, quand c’est possible, de paramétrer un délai de 3 semaines minimum concernant la date de sortie, afin de laisser aux plateformes, assez de temps pour écouter votre musique.

2. Les pré-commandes créent l’impulsion!
Les pré-commandes d’album, EP ou single sur iTunes ou Google Play—quand elles sont paramétrées deux ou trois semaines en avance—permettent l’achat à l’avance en amont de la date de sortie officielle. Les ventes effectuées durant les pré-commandes sont comptabilisées dans le calcul des tops iTunes, de la même manière que les ventes effectuées après la date de sortie officielle. Par conséquent, inciter vos fans à acheter votre sortie pendant la période de pré-commande peut vous aider à grimper dans les tops iTunes et créer un buzz. En savoir plus sur les bénéfices des pré-commandes.

3. Privilégier les albums aux singles
Les Singles sont un bon moyen pour améliorer votre notoriété et pour préparer la sortie de votre album. Ils peuvent aussi créer un historique de ventes qui peut venir appuyer une décision de mise en avant lors des choix des équipes éditoriales. Mais en réalité, si vous regardez en détail l’iTunes store, Deezer ou Spotify, vous noterez qu’il y a bien plus d’espace pour les albums que pour les singles, et donc pour leur mise en avant. Les plateformes a tout de même des espaces réservés pour les singles.

4. Vérifier l’orthographe!
Laisser libre cours à sa créativité est une bonne chose, MAIS nous voyons souvent des sorties comportant des fautes d’orthographe ou des incohérences. Les équipes éditoriales le noteront probablement, donc soyez sûr qu’il n’y a pas d’erreur avant de mettre en ligne votre sortie.

5. Qui est l’artiste principal?
A moins que vous bénéficiez d’un éventail d’artistes très célèbres participant à votre sortie, ça ne fait pas très pro d’avoir une looooongue liste d’artistes invités.

6. Préparer ses arguments
Au-delà de la musique elle-même, il y a des faits importants et des éléments clés que les plateformes vont considérer :

  • Combien de ventes ont été réalisées sur vos sorties précédentes ? En particulier les plus récentes…
  • Combien de fans potentiels pouvez-vous toucher et inciter à acheter votre sortie sur les plateformes digitales? En d’autres termes, combien de personnes vous suivent sur Facebook, sur Twitter, sur votre newsletter, etc.
  • Avez-vous un plan marketing ou un plan média en place ? Par exemple : Y-a-il un article à paraitre sur un gros magazine ? Avez-vous investi dans de l’achat d’espace pub ?
  • Y-a-t-il des synchros TV/cinéma ou autres prévues en parallèle de votre sortie?
  • Quelles sont les prévisions réalistes en terme de ventes la première semaine de sortie?

7. Quel est le bon prix pour votre sortie?

Bien que le prix de vente ne soit pas un critère décisif pour une mise en avant, il constitue une variable additionnelle qui peut augmenter vos chances d’obtenir une mise en avant dans le cas des téléchargements. Vous pouvez contacter notre équipe support TuneCore pour modifier votre prix de vente.

Ces astuces sont valables pour toutes les plateformes. Encore une fois, ce sont les équipes éditoriales qui décident des mises en avant, mais si vous suivez ces recommandations, vous augmenterez vos chances.

Les plateformes ne nous envoient pas de notifications quand ils mettent en avant des sorties TuneCore, donc nous vous recommandons de vérifier les différentes plateformes pour voir si votre sortie a été mise en avant.

[Note de la rédaction : Cliquez ici pour en savoir plus sur la distribution digitale. Vous pouvez paramétrer une pré-commande lors que vous uploadez votre album sur TuneCore, plus d’infos ici.]

5 bonnes résolutions musicales pour bien commencer l’année !

Cet article a été rédigé par la team Woodbrass

Aller à la gym, arrêter de regarder facebook toutes les trois minutes, manger sain : les résolutions de nouvelle année sont généralement des vœux pieux qui ne dépassent pas le stade de souhait. Mais en tant que musicien, ils peuvent être l’occasion de se repencher sur quelques préceptes qui pourraient changer votre quotidien. Et au pire, ils vous donneront bonne conscience pendant au moins une semaine !

1. Jouez plus

ça peut paraître tout simple dit comme ça mais c’est un combat quotidien. Il y a toujours plus urgent que de prendre son instrument : un email auquel répondre, une série à regarder, un marathon à courir, sans compter le boulot qui prend toujours plus de place… Mais au milieu de tout ça, il est essentiel de fréquenter son instrument de façon quotidienne, de prendre le temps de le sentir naturellement sous ses mains sans avoir à le redécouvrir à chaque fois.

C’est une démarche consciente à faire mais vous verrez, en jouant tous les jours même un quart d’heure par jour, vous n’aurez plus du tout la même relation.

2. Prenez (ou reprenez) des cours

Rien de pire que d’avoir l’impression de stagner musicalement. On en arrive à détester son instrument, à ne plus aimer le son que produisent nos doigts, et c’est un cercle vicieux dont il n’est pas toujours facile de sortir. Le meilleur moyen est de demander de l’aide à un spécialiste extérieur, autrement dit un prof. Même si vous jouez déjà très bien, un prof aura forcément un point de vue différent du vôtre qui vous enrichira inévitablement.

Si vous êtes débutant, alors un prof vous permettra de prendre des raccourcis qui vous éviteront pas mal d’heures de galères. Dans tous les cas, allez donc faire un tour à la Woodbrass Music School si vous cherchez des profs compétents !

3. Découvrez de la musique

L’humain est une créature d’habitudes, et il est beaucoup plus simple de se remettre un disque que l’on adore et connaît par cœur que de prendre le risque d’être déçu par une nouvelle production. Et pourtant, votre propre musique se nourrit de vos découvertes, et il est indispensable de renouveler vos références, ne serait-ce que pour ne pas être complètement largué face aux nouvelles vagues qui arrivent.

Que vous découvriez votre musique via des sites de streaming ou à l’ancienne en écoutant les conseils de votre disquaire, qu’importe le flacon pourvu que l’ivresse musicale soit au rendez-vous.

4. Ecoutez les autres

La bonne résolution par excellence, mais il y a un vrai intérêt à faire plus attention à ce que jouent vos collègues. Que vous fassiez partie d’un groupe, d’une orchestre, d’une chorale ou d’un simple duo avec votre voisin, l’intérêt de jouer avec les autres est de s’inspirer de ce qu’ils font pour créer un son collectif le plus beau possible.

Les plus grands groupes fonctionnent avant tout parce que chaque musicien connaît parfaitement les autres et sait réagir à chaque chose qu’ils jouent. Sans avoir la prétention d’être Keith Richards ou Bill Bruford, appliquer cette maxime à votre vie musicale quotidienne pourra changer drastiquement votre propre jeu.

5. Sortez de chez vous !

La musique est à tout le monde, elle est faîte pour être partagée et ne vit jamais autant que lorsqu’elle est jouée pour d’autres passionnés à la recherche de sensations fortes. Nous vivons une époque formidable qui nous permet d’avoir accès à tous les concerts du monde en vidéo depuis le confort de notre canapé, mais rien ne remplace l’interaction entre un musicien et son public.

En tant que musicien, vous ne jouerez jamais aussi bien qu’avec un public réceptif en face. En tant que public, vous ne ressentirez jamais autant qu’avec un musicien inspiré en face. Deux bonnes raisons de sortir de chez vous !

5 conseils pour acheter votre prochaine guitare

Cet article a été rédigé par Julien Bitoun, responsable du showroom Woodbrass Deluxe, le département haut de gamme et boutique du magasin Woodbrass. Il est aussi guitariste, enseignant, journaliste et écrivain.


1 Définissez clairement vos besoins

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise guitare dans l’absolu : chaque instrument correspond à un besoin bien précis et fera le bonheur de tel ou tel musicien tout en représentant le cauchemar absolu de tel ou tel autre. Posez-vous donc les bonnes questions. De quel type de guitare avez-vous besoin (acoustique, nylon, électrique, 12 cordes?), pour quels styles musicaux, et surtout pour quelle utilisation ? Si vous ne jouez qu’à la maison, pas besoin d’une électro-acoustique par exemple. À l’inverse, si vous emmenez la belle en tournée mondiale, mieux vaut mettre l’accent sur la solidité. La guitare parfaite qui fait tout en toutes circonstances n’existe pas, et il vous faudra donc définir vos besoin le plus précisément possible avant de partir à la chasse.

2 Fixez-vous un budget

Le marché de la guitare connaît à l’heure actuelle connaît un véritable âge d’or en terme d’offre, et d’excellentes références existent pour toutes les bourses. Quel que soit votre budget, vous en aurez pour votre argent. Et comme il y aura toujours mieux (voir beaucoup mieux!), il est sage de vous fixer un budget avec une marge relativement élastique. Comme toujours, mieux vaut acheter une fois un bon outil plutôt que trois outils moyens que vous revendrez à perte, donc mieux vaut prévoir un achat sans compromis quitte à passer par un paiement en plusieurs fois ou en revendant quelques pédales que vous n’utilisez plus avant de passer en magasin.

3 N’hésitez pas à demander de l’aide

Le revers de la médaille de l’offre pléthorique qui convoitise votre budget est que personne ne peut se vanter de tout connaître. Il y a tellement de guitares différentes qu’il est impossible de les avoir toutes testées, et vous n’aurez jamais trop d’avis sur la question. Evitez les forums sur lesquels vous serez plus susceptibles de trouver des experts auto-proclamés, et demandez plutôt l’avis de guitaristes pros ou de journalistes, et surtout passez du temps avec les vendeurs du magasin près de chez vous, en leur faisant bien comprendre ce que vous recherchez, ou au téléphone avec des conseillers qualifiés qui sont eux aussi musiciens.

4 Prenez-la en main

Une fois que vous avez été aiguillé par les avis extérieurs, il est temps de passer à la pratique. Rien ne remplace l’expérience de jouer l’instrument avant de vous décider. Vous ne saurez si une guitare est vraiment faîte pour vous qu’au moment où vous la tiendrez effectivement entre vos mains, et sentirez si elle vous donne l’impression de jouer mieux que d’habitude, ou de jouer autre chose que d’habitude, si elle vous inspire comme aucune autre ne vous inspire. Là encore, une excursion au magasin le plus proche s’impose, et n’hésitez pas à prendre le temps de tester plusieurs modèles pour les comparer. Si vous n’avez pas la chance d’avoir un bon magasin à côté de chez vous, alors adressez-vous à un site de vente en ligne compétent, et profitez des possibilités de renvoyer l’instrument s’il ne correspond pas à ce que vous cherchiez.

5 Faîtes confiance au coup de cœur

Choisir une guitare est avant tout une histoire d’amour. Vous la voyez, elle vous plaît, et dès la première étreinte le courant passe comme si vous vous étiez toujours connus. Si le coup de cœur opère, oubliez tous vos préjugés et vos idées toutes faîtes du genre « c’est bizarre que j’aime les Les Paul, pourtant aucun guitariste que j’aime ne joue sur Les Paul ». Si vous vous sentez bien dessus, alors c’est la vôtre ! Et ça ne devrait pas être beaucoup plus compliqué que ça. C’est d’ailleurs une remarque qui s’applique même à l’exemplaire bien précis avec lequel vous tombez amoureux : chaque guitare est unique, et si vous aimez celle que vous avez entre les mains, prenez la. Et bien sûr jouez la pendant des années, c’est le mieux que vous puissiez faire !

Des années, c’est le mieux que vous puissiez faire !

7 Secrets à Connaître pour une bonne utilisation des Réseaux Sociaux

Cet article a été rédigé par Guillaume de Marketing Musical. Guillaume est un expert en promotion et en stratégie pour les artistes indépendants.

De nos jours, un artiste ou un groupe de musique qui n’est pas présent sur le Web de manière efficace n’a pas de carrière musicale aux yeux des fans et des pros. C’est votre présence en ligne et notamment votre activité sur les réseaux sociaux qui vous permet de rester en contact avec les curieux, de les fidéliser et de les transformer en soutiens et en mécènes. Néanmoins, on entend toutes sortes de choses vis-à-vis des réseaux sociaux pour les musiciens. Dans cet article, nous allons revenir sur les points essentiels que vous devez comprendre et intégrer à votre stratégie sociale, si vous voulez mettre toutes les chances de votre côté.

1. Soyez votre propre community manager

Le community management est l’une des premières tâches que les musiciens cherchent à déléguer. Or, cela devrait être la dernière. Et pour cause, absolument personne ne peut mieux communiquer en votre nom sur Twitter ou Facebook que vous-même. Même si cela passe par un support écrit, vos fans peuvent ressentir à travers le ton et l’enthousiasme de la publication si elle a été écrite par vous ou non.

Le souci c’est que vos fans veulent vous parler à VOUS et non à un professionnel de la communication sur le Web. Si vous avez peur que cela vous prenne trop de temps ou que vos publications ne soient pas optimales, formez-vous, mais surtout, ne déléguez jamais cette tâche.

2. Ne soyez pas présent partout

Contrairement à ce que certains disent, vous ne devriez pas être partout. Et pour cause, plus vous choisissez de diffuser sur un grand nombre de plateformes sociales, moins vous aurez de temps pour maximiser le potentiel de chacune. Si vous êtes votre propre community manager, vous devez sélectionner les plateformes les plus pertinentes pour votre audience et votre marque. Savez-vous où sont vos fans ? Savez-vous qui sont vos fans ? Peut-être qu’ils sont davantage présents sur Soundcloud plutôt que sur Instagram. Ou peut-être que c’est l’inverse. En général, on va privilégier Facebook, Youtube, Twitter, Instagram et Soundcloud. Mais cela ne veut pas dire que vous devriez vous investir de la même façon sur chacune : vous devez en choisir deux ou trois sur lesquelles tout miser.

Dans tous les cas, il faut traiter chaque réseau social différemment et avoir une stratégie pour chacun. En créant du contenu spécifiquement pour chaque plateforme, vous donnez une très bonne raison à vos fans de vous suivre partout. Bien entendu, vous allez mettre en avant votre activité sur deux ou trois plateformes, mais le reste demeure important dans votre communication et ne devrait pas être négligé.

3. Personne ne vous suit pour recevoir des pubs 24/7

L’erreur la plus courante chez les musiciens émergents utilisant les réseaux sociaux, c’est de ne pas trouver l’équilibre parfait entre les publications promotionnelles et les publications plus engageantes et servant à fidéliser leur audience. En règle générale, vous pouvez partir sur 1 publication promotionnelle pour 4/5 publications engageantes, personnelles et intéressantes.

Si vous publiez plus de publications promotionnelles, vos fans comprendront qu’il n’y a absolument aucun intérêt à vous suivre, puisque vous ne vous souciez pas plus que ça de votre communauté. Vous pouvez faire votre pub de temps en temps, mais seulement si vous faîtes comprendre à votre fanbase qu’il ne s’agit pas d’une relation à sens unique.

4. Documentez votre parcours

Beaucoup de musiciens estiment que sur les réseaux sociaux ils doivent faire semblant et créer du contenu qui ne leur ressemble pas en vue de faire le buzz. Il s’agit d’une idée fausse et extrêmement nocive pour votre présence en ligne, puisqu’elle décourage vos initiatives sociales. Même si vous n’êtes pas l’artiste le plus extraverti au monde, vous pouvez parler de votre vie, de ce en quoi vous croyez, de votre musique et de vos rêves, et je peux vous assurer que vos fans vous liront et vous écouteront.

Du moment que vous vous ouvrez aux autres, que vous restez authentique et que vous permettez à vos fans de mieux vous connaître, il y a de grandes chances qu’ils adhèrent à votre message. Pas besoin de faire de l’humour ou de publier des photos de votre chien ou de votre petit déjeuner, si cela ne vous correspond pas. Il s’agit davantage de documenter votre projet musical et ce qui compte pour vous, que de vous forcer à créer du contenu à potentiel « viral ».

5. Restez à l’écoute de votre communauté

De par sa nature, le réseau social implique un échange, une conversation. Ainsi, vous ne pouvez pas rester sourd face aux commentaires et aux messages de vos fans. Tout l’intérêt et la force de votre présence en ligne c’est justement de pouvoir engager votre audience sans passer par un intermédiaire. Profitez-en et faites marcher la puissance du bouche-à-oreille digital.

Prenez l’habitude de lire tous les commentaires et tous les messages, mais aussi d’y répondre. Cela vous permettra d’obtenir des informations intéressantes sur votre fanbase et surtout de leur montrer que vous êtes disponible, soucieux de votre communauté et que vous récompensez leur intérêt.

6. Le nombre d’abonnés ne sert à rien

Le nombre de likes et d’abonnés est une des principales préoccupations des musiciens émergents. Cependant, celui-ci ne vaut absolument rien si l’engagement ne suit pas. En effet, vous pouvez acheter des centaines, des milliers, voire des millions de faux fans sur des sites qui cherchent ouvertement à vous arnaquer, cela n’aidera en rien votre carrière musicale.

La finalité des réseaux sociaux n’est pas de vous vanter d’avoir 1000, 10000 ou 1 million de fans. Ils servent à trouver des fans potentiels, à faire marcher le bouche-à-oreille et à mobiliser votre communauté. Par conséquent, l’engagement doit être votre 1er indicateur clé de performance sur le Web. C’est cette donnée que vous devez surveiller et chercher à faire croître.

7. Vous n’irez nulle part seulement avec les réseaux sociaux

Pour aller plus loin, une des meilleures manières d’engager votre public et d’en faire des supers fans sur la durée, c’est de les diriger régulièrement vers votre site Web et plus précisément vers votre page d’inscription à votre liste d’email. Beaucoup de musiciens font l’erreur de croire qu’une page Facebook (ou autre) et un Bandcamp peuvent suffire.

Le fait est que vous avez absolument besoin d’un site pour pouvoir en proposer davantage aux fans comme aux pros. Tâchez donc de ramener régulièrement votre audience vers votre site et vers votre newsletter à chaque fois que vous en avez l’occasion : date de concert, annonce, lancement, cadeaux, presse, etc.

TuneCore s’associe à Pandora

TuneCore est heureux d’annoncer son nouveau partenariat avec la radio Internet Pandora !

Pandora est désormais un nom familier pour les amateurs de musique d’Amérique, de Nouvelle-Zélande et d’Australie. Elle représente une source interminable de musique et de stations de radio soigneusement sélectionnées en fonction des goûts de ses utilisateurs.

Pandora vient de lancer sa nouvelle plateforme Pandora Plus, un service d’abonnement non interactif (ce qui signifie que Pandora sélectionne la musique) sans publicité qui propose des fonctionnalités telles que le replay, ignorer plusieurs pistes et un accès à des stations hors ligne.

Depuis plusieurs années déjà, les artistes indépendants de TuneCore demandaient un accès à Pandora. Voilà pourquoi nous sommes ravis d’être en mesure de leur proposer un accès à cette nouvelle plateforme et ses 78 millions d’utilisateurs.

Attention: les artistes Tunecore auront désormais la possibilité de présenter autant de titres qu’ils le souhaitent sur Pandora, mais que ces derniers sélectionnent le contenu de leur plateforme. Nous ne pouvons donc pas garantir que le contenu transmis sera mis en ligne sur Pandora et Pandora plus En savoir plus sur les livraisons Pandora.

Comment puis-je publier ma musique sur Pandora si je suis un nouvel artiste TuneCore ?

 C’est très simple : dès que vous serez prêt à distribuer votre premier titre, assurez-vous de vous inscrire sur Pandora lorsque vous sélectionnerez vos boutiques et plateformes de distribution de votre musique.

Je l’ai déjà publié un ou plusieurs titres sur TuneCore. Comment puis-je le publier sur Pandora ?

Pour envoyer les titres précédemment distribués sur TuneCore vers Pandora, connectez-vous simplement sur votre compte TuneCore et rendez-vous sur votre panier TuneCore. Vos titres seront placés automatiquement dans le panier de demandes d’accès à Pandora, vous n’aurez qu’à terminer le processus de commande (si vous avez activé l’option Store Automator), aucune action ne sera nécessaire) !

Vous avez d’autres questions ? En savoir plus sur Pandora Plus ou entrer en contact avec notre service d’assistance.