Mettre sa musique sur les plateformes de streaming ou non – telle est la question.

Ecrit par Dwight Brown

Traduit par Mathieu Rousselot et Giulio Marelli

Le streaming est un sujet aussi polémique que le changement climatique. Il est assez facile de choisir son camp mais votre choix est-il basé sur des faits ou sur ce que les artistes vivent concrètement ?

Des artistes TuneCore nous en disent plus sur le sujet et nous disent comment ils profitent de ces plateformes, ou s’ils préfèrent les ignorer.

Le streaming est une alternative de plus :

« Nous diffusons notre musique sur YouTube et sur les plateformes de streaming. Cela apporte des revenus additionnels. Évidemment, vendre un CD rapporte plus qu’un stream. Mais la meilleure manière d’appréhender le sujet selon moi est de mettre sa musique partout où c’est possible afin de toucher le plus de fans posssible, pour pallier ce désavantage nous avons comme politique de mettre en ligne dès que possible pour atteindre nos auditeurs n’importe où ils sont et ainsi généré plus de revenu. »

– Docwatson – AKA jacob Malish, PDG de Reflection Music Group

 

Il y a des inquiétudes face à la baisse du téléchargement, mais… :

« C’est une inquiétude mais aussi une situation sans issue, n’est-ce pas ? Vous voulez que le monde écoute votre musique mais vous avez l’impression de ne pas être payé pour ce que vaut votre musique. »

Lisa, fondatrice, Trouble in Mind Records

 

Parfois le streaming peut ouvrir des portes.

« Il ne fait aucun doute qu’on assiste à une baisse des ventes en téléchargement – mais pas au point de se passer des services de streaming. Pour notre principale audience (les jeunes de 15-24 ans) Spotify est le moyen le plus pratique pour eux d’écouter et de découvrir de nouvelles musiques. »

Mark Orr, Fondateur de LAB Records

 

Laisser faire les choses est une stratégie qui fonctionne pour certains artistes :

« Notre philosophie est de donner à la personne ce qu’elles veulent, quand elles veulent et toutes les formes qu’elles veulent. »

Jonathan Pardo, Free Association Management :

 

Le streaming permet d’obtenir plus de visibilité

« Le streaming avantage l’artiste quand il est entouré des bonnes personnes. Idéalement, vous avez développé votre projet et son image globale de manière à le transformer en atouts qui amèneront plus de vente. Les services de streaming, les sociétés de gestion collective et les utilisateurs doivent discuter ensemble pour améliorer et rendre plus équitable pour les artistes. »

Mike Clemenza, Directeur exécutif et co-fondateur, B3SCI Records


Mettre sa musique sur les plateformes de streaming ou non. La majorité des artistes se sont posé la question et pour la plupart, il s’agit encore d’un sujet d’actualité.

5 conseils pour mettre votre musique en ligne sur les plateformes

Par Dwight Brown

Traduit par Mathieu Rousselot et Giulio Marelli

Vous enregistrez votre musique. Vous la mixez. Vous la masterisez. Maintenant vous voulez la mettre sur iTunes, Spotify, Deezer, Amazon Music… le plus tôt possible.

Êtes-vous en mesure de passer de la création à la mise en ligne vente en un instant ? pas sûr. Mais vous pouvez vous organisez si vous y pensez à l’avance, suivez les directives et demandez de l’aide si besoin.

1. Respectez les droits d’auteur

Si vous n’avez enregistré que des titres originaux et n’utilisez pas de samples, vous détenez les droits d’auteur de votre musique et vous êtes prêt à commencer. Si vous avez enregistré le titre de quelqu’un d’autre – c’est-à-dire une composition – vous devez obtenir la permission, une « licence mécanique », de l’auteur ou de la maison d’édition de l’artiste. Avec cette licence vous pouvez enregistrer, reproduire ou faire des copies de la chanson.

2. Laissez assez de temps pour le processus de « mise en ligne ».

Uploadez votre musique et le visuel en laissant le temps au processus de révision de se dérouler correctement. Il faut environ un jour ouvrable pour que TuneCore examine votre sortie. Puis chaque plateforme doit examiner à son tour votre sortie. Voici les délais communiqués par les plateformes :

  • Spotify : 2 à 3 jours ouvrables
  • iTunes : de 24h à 16 jours ouvrables
  • Deezer : 3 à 7 jours ouvrables

En général, si vous voulez distribuer une sortie sur toutes les plateformes en même temps, choisissez une date de sortie paramétrée au moins 4 semaines après la date de soumission. Il faut garder ce délai à l’esprit et planifier à l’avance. Utilisez ces 4 semaines pour optimiser la promotion de votre sortie et créer de l’engouement autour d’elle. Cliquez ici pour avoir une liste plus détaillée du temps d’examen de chaque plateforme.

3. Mettez votre contenu au bon format pour éviter les retards. 

En suivant les spécifications requises, vous pourrez éviter le blocage de votre sortie par les plateformes en raison d’erreurs sur les metadata : respectez les règles sur les majuscules et minuscules, comprenez ce que doit contenir un album, EP ou single. Les reprises ne peuvent inclure l’artiste original dans le titre de la chanson ou dans le champ « artiste ». Apprenez comment lister plusieurs artistes et références dans un même champ au niveau de l’album ou au niveau du titre. Utilisez des parenthèses et des crochets pour les multiples références. Cliquez ici pour plus de détails.

4. Votre visuel doit suivre les spécifications requises

Avec une photo attractive, une image ou une illustration accrocheuse, vous aurez plus de facilité à attirer l’attention, piquer la curiosité de potentiels fans et ainsi déclencher vos premières ventes. Les visuels qui sont conformes aux normes des plateformes réduisent les risques de blocage. N’utilisez que le format d’image JPG ou GIF pour les carrés parfaits.

  • iTunes préfère du 3000×3000 pixels.
  • Spotify préfère du 1400×1400 pixels.
  • A ne pas faire : Ajouter du texte en plus du titre de la sortie et du nom de l’artiste, écrire les adresses email, URL ou information de contact
  • À faire : si vous n’utilisez pas votre propre visuel, cliquez sur « Créer mon visuel » lorsque vous êtes en train de créer votre album/single sur TuneCore, et vous pourrez choisir un visuel. Cliquez ici pour plus de détails.

5. Apportez des réponses à vos questions.

Contactez TuneCore et nous vous aiderons à mettre vos titres en ligne sur les plateformes digitales. Si vous avez des questions par rapport au processus de vérification du contenu, date finale de mise en ligne, formatage, visuel, plateforme spécifique… Nous répondrons à vos questions. Cliquez ici.


La préparation est synonyme de succès quand vous voulez mettre votre musique en ligne. Et TuneCore est là pour vous aider.

Les synergies entre SoundCloud et les plateformes digitales

Article écrit par Kevin Cornell

Traduit par Mathieu Rousselot et Giulio Marelli

 

Si vous n’êtes présent que sur SoundCloud, vous devriez considérer l’utilisation d’iTunes, Deezer et Spotify comme des alternatives parallèles pour la promotion de votre musique. Si au contraire vous êtes déjà distribué sur ces plateformes, mais pas sur Soundcloud, c’est maintenant le moment d’y songer.

Pensez-y de la même manière que celle dont vous gérez vos réseaux sociaux : plus vous êtes présent en ligne, plus vous touchez une audience importante et plus importante seront les interactions avec vos fans – qu’ils vous connaissent depuis le premier jour ou qu’ils viennent de découvrir votre travail.

Vous nous entendez tout le temps parler de grosses plateformes de streaming ou de téléchargement : Deezer, Spotify, iTunes, Amazon Music, etc. C’est normal puisque nous souhaitons aider les artistes indépendants de tous horizons à mettre leur musique en ligne sur plus de 150 plateformes digitales.

Mais qu’en est-il des plateformes de streaming comme SoundCloud ou AudioMack ? Sur ces plateformes, les artistes, labels, ou autres peuvent créer leur chaîne et le diffuser auprès d’une important base de fans fidèles, uploader leurs titres et commencer à les promouvoir sans attendre. Ces chaînes donne même aux fans des informations sur la popularité d’un titre : sur le partage, le nombre d’écoutes, les mises en favori, etc. Si un utilisateur tombe sur une de ces chaînes sans avoir la moindre idée de qui est l’artiste ou le producteur qu’il écoute, la popularité d’un titre sur un jour donné peut les attirer sur ce citre et les faire devenir fan de cet artiste.

Sans être un utilisateur de SoundCloud ou AudioMack, il se peut que vous ayez été amené à utiliser leur service pour écouter la dernière chanson de votre musicien préféré. En tant qu’artiste, Soundcloud est un moyen parfait pour attirer des fans et de rendre virale votre nouvelle chanson (ou votre remix). Chacun à ses préférences quant à la manière d’écouter de la musique, c’est simplement une alternative supplémentaire que vous offrez à vos fans.

Nous remarquons que les artistes TuneCore utilisent souvent SoundCloud pour préparer le terrain d’une sortie sur le point d’être distribuée sur les plateformes digitales comme Spotify ou Deezer en y mettant des extraits des titres avant la date de de sortie. Ainsi, vous suscitez non seulement l’intérêt autour de votre nouvelle sortie, mais vous contentez vos fans qui préfèrent utiliser SoundCloud On The Go.

Quelle est donc la place de Soundcloud au milieu de toutes les plateformes digitales ? Tout le monde n’adoptera pas la même stratégie au moment de sortir un nouveau projet mais il faut garder en tête qu’il ne s’agit que d’une pièce d’un puzzle tout comme le sont iTunes, Deezer, Spotify ou encore les 150 autres plateformes sur lesquelles nous distribuons votre musique. SoundCloud dispose même d’un bouton « acheter » pour permettre à votre audience d’être redirigé vers les plateformes monétisées. Après tout, ce n’est pas parce qu’un fan va découvrir votre musique sur SoundCloud qu’il ne va pas aller la streamer ou la télécharger sur une autre plateforme.

Pour conclure, on peut estimer que SoundCloud vous offre un moyen parfait pour faire du teasing sur vos nouveaux titres bien, mais cette plateforme ne représente qu’une pièce du puzzle.

3 méthodes testées & approuvées pour négocier un meilleur cachet avec les bookers/programmateurs

[Note de la rédaction : cet article a été écrit par Jhoni Jackson et apparait initialement sur le blog Sonicbids.]

Article traduit par Mathieu Rousselot et Giulio Marelli

Les jeunes groupes et artistes n’ayant pas une fanbase importante rencontrent souvent des difficultés pour jouer en live. D’un point de vue commercial, c’est logique : si un booker ou un programmateur a des doutes quant à votre capacité à attirer du monde, vous proposer un concert lors d’une soirée où la fréquentation peut potentiellement être très élevée est un risque pour eux. Et quand vous arrivez à avoir une date, il ou elle insiste pour minimiser ce risque en vous offrant un cachet très bas – ou rien du tout. Comment pouvez-vous convaincre cette personne de vous payer plus ?

Quand vous devrez négocier le meilleur cachet possible pour une date de concert, les trois stratégies suivantes peuvent vous aider à obtenir de meilleurs résultats, notamment si vous aidez sur la partie promotion. Ces méthodes permettent de gagner plus en fonction du travail fourni. Les bookers et les programmateurs apprécieront votre effort et la plupart vous payeront en conséquence.

1. Montrer ce que vous valez en utilisant des chiffres

Les groupes se réfèrent souvent à leurs cachets précédents lorsqu’ils proposent le nouveau cachet ou la commission.. C’est une méthode de négociation plus ou moins inutile, étant donné que toutes les salles de concerts n’ont pas le même budget. Ce qui fonctionne pour une salle ne fonctionne pas forcément pour une autre.

Votre meilleur outil de persuasion ici sont les réseaux sociaux. Votre fanbase est-elle importante ? Pour votre dernier concert, combien de réponses avez-vous eu à votre événement Facebook ? Plus important, bien sûr, combien sont réellement venus ? Utilisez des photos de la foule si vous en avez, et si vous n’en avez pas, la meilleure manière de montrer l’affluence, ce sont ces réponses à l’évènement. Redirigez vers vos différentes pages ainsi que vers d’anciens événements pour montrer votre force.

Evidemment, cela ne marchera pas pour tout le monde. Et si vous n’avez joué auparavant, vous ne pouvez avoir d’anciens événements Facebook à utiliser comme exemple. Par ailleurs, tout le monde n’accorde pas une confiance aveugle dans ces chiffres : un volume de followers important ne se traduit pas toujours une grosse affluence le jour de l’évènement.

2. Le « bonus »

En d’autres termes, il s’agit du nom du profit réalisé en extra. Voici le fonctionnement : vous avez un cachet de départ garanti ou un pourcentage sur les ventes, mais vous avez aussi un montant additionnel qui s’applique après un certain seuil. Cela peut être un nombre de tickets vendus ou le seuil de rentabilité du programmateur.

Afin d’illustrer ceci, nous parlerons de groupes et d’artistes qui ne sont pas beaucoup payés, commençons donc avec des nombres relativement bas.

Premier exemple : 50€ de base plus 10% de bonus en extra après 50 places vendues à 5€ chacune.

Dans ce scénario, vous aurez 50€ dans tous les cas. Mais si plus de 50 places sont vendues vous obtiendrez plus. Admettons que 100 places sont vendues au total – L’entrée a rapporté 250€ supplémentaire. Vous aurez alors 25€ en plus.

Deuxième Exemple : 50€ de base plus 10% après 250€, avec les places vendues 5€ chacune.

Admettons qu’il y a 4 groupes qui se produisent et que chacun d’eux obtient une base de 50€. Si les entrées rapportent plus de 250€ – ce qui veut dire qu’il y a eu plus de 50 places vendues – alors 10% de bonus en extra vous revienne (et probablement 10% pour chacun des autres groupes aussi.) Donc à 100 places vendues, vous aurez une base de 50€, plus 25€ en extra car le seuil des 100 places vendues a été atteint.

Ces chiffres ne sont pas représentatifs de la réalité ; ils ne sont pas destinés à vous donner une base pour les négociations, il s’agit plutôt d’exemples que vous devrez ajuster en fonction de la situation. Les bookers et les programmateurs de salle de concert seront plus susceptible d’accepter un deal comme celui-ci puisqu’il y a un faible risque de leur côté. Ils ne penseront pas que vous ferez assez d’entrée pour vous payer un montant X en extra, à vous de leur prouver le contraire.

3. Prouvez votre capacité à attirer un public, puis augmenter votre prix

Avez-vous mis beaucoup de temps pour obtenir un concert ? Si le booker ou le programmateur doute de votre capacité à attirer un public, il ou elle vous demandera surement de jouer gratuitement. Quand vous venez juste de commencer, ce n’est pas grave, mais vous devez garder un œil sur votre avenir. Vous ne devriez jouer gratuitement que si cela vous permet de vous faire payer par la suite, ou au moins si cela vous permet d’obtenir une meilleur scène. (Ou s’il s’agit d’un concert de charité)

Acceptez de jouer gratuitement (ou presque) est acceptable une fois, mais demandez à être programmé sur une autre date si le public dépasse X personnes. Après votre concert, si possible, parlez avec celui ou celle qui vous a booké. Demandez-lui ce qu’il ou elle a pensé de votre performance et du public. Si cette personne n’est pas là, envoyez-lui un e-mail ou contactez-la le jour suivant votre concert.

Envoyez-lui une vidéo de votre concert si vous en avez une, et intégrez les réponses des fans pour lui montrer que votre prochain concert peut être encore plus réussi, et que vous méritez d’être payé plus. Au final, essayez d’obtenir une date pour un autre concert avant que la conversation ne soit stoppée. (Être booké avec plusieurs mois d’avance est idéal de toute manière.)

Maximisez le potentiel de vos campagnes sur Facebook avec un budget abordable

[Note de la rédaction : Article initialement écrit par Don Bartlett, qui dirige No Door Agency, une agence de management et de marketing situé à Austin, Texas. Don organise aussi un séminaire mensuel appelé “Le Marketing Au Service Des Musiciens sur Facebook.]

Article traduit par Giulio Marelli et Mathieu Rousselot

Les artistes indépendants sont constamment en train de rechercher des moyens d’obtenir un maximum de visibilité avec le minimum de budget. Etant donné que Facebook est le réseau social le plus important à l’heure actuelle, beaucoup se demandent comment mettre à profit les outils publicitaires qu’ils proposent.

La première réserve quant à l’utilisation de ces outils varie entre “c’est trop cher” et “nous ne voyons pas de résultats”. Pourtant, en vous focalisant sur des cibles prioritaires et des stratégies basées sur un budget spécifique, vous pouvez tirer profit des avantages promotionnels de Facebook sans vous ruiner.

Selon nous, vous n’avez pas besoin d’investir beaucoup d’argent dans des campagnes Facebook pour obtenir des résultats concrets. Toutefois, si vous disposez d’un budget modeste, il est encore plus important de structurer vos campagnes de façon à maximiser le retour sur investissement.

Pour atteindre cet objectif, voici l’idée : l’essentiel de vos “ventes” – la vente de places de concert et d’albums dans la plupart des cas – viendra de vos fans. Utiliser les publicités Facebook pour accroitre votre fanbase est un sujet complètement diffèrent. Ainsi, une fois votre concert annoncé, vous devriez vous focaliser sur ceux qui se sont déjà identifiés comme fans.

La meilleure façon de dépenser votre argent sur Facebook est d’atteindre ce groupe de personnes. Cela a l’air d’un concept très simple sur le papier et ça l’est aussi en pratique. Alors pourquoi beaucoup d’artistes ont du mal à obtenir des résultats avec leur campagne ? Dans beaucoup de cas, c’est parce qu’ils dépensent trop.

Prenons un exemple… Disons qu’un groupe a 500 fans sur Facebook habitant Lyon, ils ont un concert programmé dans cette ville dont ils aimeraient faire la promotion :

en supposant que le coût de base d’une campagne est de 10€ pour 1000 personnes atteintes, un budget de 10€ permet d’atteindre tous les fans, et ceci presque 2 fois.

Puisque ces 500 fans sont nos plus probables acheteurs, nous conseillons toujours de communiquer auprès d’eux à trois moments différents. Cependant ces trois campagnes doivent être séparées l’une de l’autre par des périodes de « silence » pendant lesquelles ces fans ne verront pas votre publicité.

Rappelez-vous que ce sont des personnes qui ont déjà aimé votre groupe, ils n’ont donc pas besoin d’être convertis – ils ont juste besoin d’obtenir l’information. Et si vous répétez une même chose 5 fois par jour à quelqu’un, vous allez l’ennuyer. Si vous leur rappelez toutes les semaines où toutes les deux semaines, ils apprécieront.

Idéalement, le groupe crée trois différentes campagnes avec un budget de 10€ chacune, pour un total de 30€. Il est important de noter ici que c’est très différent d’une seule campagne à 30€.

Avec le modèle 10/10/10, ils ont 100% de couverture après de leurs fans à des moments différents mais pas au point où ils sont harcelés six fois par jour pendant un mois.

Donc pour toucher 500 fans, dans cet exemple, 30€ n’est pas seulement ce que vous avez besoin de dépenser, c’est tout ce que vous DEVRIEZ dépenser. Malheureusement, beaucoup de groupes pensent qu’augmenter ce budget en investissant 100€ leur donnera un coup de pouce supplémentaire pour vendre plus de places, alors qu’en réalité cela n’aide en rien – et c’est même souvent le contraire. Quand des personnes voient votre publicité trop de fois, ils vont généralement la bloquer ou cacher vos posts, ce qui aura des effets négatifs sur la popularité de votre page.

Il y a probablement différentes façons d’utiliser les 70€ restant de manière plus efficace, mais de tout investir sur une campagne Facebook n’en fait pas partie. L’essentiel des places vendues proviendra toujours de vos fans, donc il est important de dépenser ces 30€. En revanche, dépenser ces 70€ supplémentaires, même si c’est fait correctement, n’a aucune utilité.

Cela nous mène à un autre point crucial dans la structure de vos campagnes : les campagnes destinées à vos fans doivent toujours être différentes des campagnes destinées à des fans d’autres groupes.

Comme il s’agit de vos acheteurs les plus probables, vous voulez vous assurer de toucher 100% de cette cible. Si vous jouez avec d’autres groupes, votre but est d’atteindre autant de monde que possible, sans dépasser votre budget. Alors, au lieu de faire une campagne pour les “fans de notre groupe, les fans du groupe X et du groupe Y”, vous devriez faire une campagne pour les “fans de votre groupe” en mettant le budget nécessaire pour assurer une couverture complète, puis une campagne séparée pour les « fans du groupe X et du groupe Y »

Bien entendu, il y a plein d’autres éléments qui permettent le succès d’une campagne Facebook. Mais, en suivant ces stratégies de ciblage et de budget vos campagnes, vous maximiserez le retour sur investissement.

4 conseils pour vous aider dans l’écriture de vos paroles

Par Cliff Goldmacher, traduit par Mathieu Rousselot

“Qui vient en premier : la musique ou les paroles ?” C’est une question classique que tous les auteurs/compositeurs se posent. Selon moi, il n’y a pas de réponse simple — ou juste — à cette question. Parfois, c’est la musique, d’autres fois, les paroles et souvent, c’est un mélange mystérieux. Mais le plus important, c’est qu’il n’y a pas ‘une’ manière d’écrire une chanson. Certaines des plus belles (et des pires) chansons jamais écrites ont été créées en utilisant des techniques similaires. Afin de mieux comprendre ceci, je vais décrire 4 manières différentes pour écrire un titre, ainsi que des choses à faire et à ne pas faire que vous pourrez garder en tête.

  1. L’écriture basée sur un titre fort / une accroche

Avoir le sens de la formule, trouver des titres accrocheurs est un art en soi. Si vous en êtes doté, vous êtes chanceux ! Si c’est le cas, voici quelques éléments à retenir.

À faire – n’oubliez pas de faire en sorte que toutes vos paroles supportent et mettent en valeur votre accroche. L’accroche ne fonctionne que si vous construisez les bases autour qui vont lui permettre de créer un effet.

À ne pas faire – n’oubliez pas de donner à la chanson des vraies émotions. Il est possible d’être tellement concentré sur l’effet lui-même que vous oubliez d’être sincère. Même si c’est difficile à expliquer pour un fan, la chanson ne produira pas le même effet sur eux s’il n’y a pas cette émotion.

  1. L’écriture basée sur une idée générale / un concept

Parfois, vous avez vécu une expérience ou vous avez une idée qui semble assez forte pour mériter d’en faire une chanson. C’est un bon point de départ.

À faire – capter un sentiment ou une émotion liés à votre concept. Évidemment, vous vous sentez assez fort pour pouvoir écrire une chanson sur cette idée, donc plongez-y profondément et racontez cette histoire sans détour.

À ne pas faire – être trop vague. Étant donné que cette chanson n’est pas basée sur une accroche, vous devrez résumer votre concept en une phrase ou une tournure concise. Ceci viendra probablement naturellement lorsque vous serez en train d’écrire les paroles. Une chanson qui n’intègre pas ce résumé de l’idée générale risque d’être trop diffus pour garder l’attention de vos fans.

  1. L’écriture basée sur une idée de mélodie

Si vous êtes un auteur qui compose ses chansons à partir de mélodies, vous serez exposé à d’autres défis. Les mélodies accrocheuses et harmonieuses sont une denrée rare et doivent donc être traitées avec le respect qu’elles méritent.

À faire – faites honneur à votre mélodie et construisez votre chanson à partir de celle-ci. À garder en tête : vos fans retiendront la mélodie bien avant de retenir les paroles, donc en avoir une bonne n’est pas à prendre à la légère.

À ne pas faire – laisser la mélodie vous guider vers des paroles maladroites ou des phrases aseptisées. Alors qu’une belle mélodie est une partie intégrante de votre chanson, ce n’est pas le seul élément. Faire du remplissage sur la partie paroles n’est pas une solution acceptable quand on écrit à partir d’une mélodie. Souvenez-vous que c’est la combinaison d’une mélodie accrocheuse et de paroles authentiques qui donne une grande chanson.

  1. L’écriture basée sur un riff de guitare / une suite d’accords

Quand vous prenez votre guitare ou vous asseyez à votre piano, c’est souvent un riff ou une suite d’accords qui viennent en premier. Ce qui est une bonne chose !

À faire – creusez-le, développez-le pour vous en emparer. Ceci peut vraiment définir le ton du morceau et vous inspirer toutes sortes de mélodies et d’idées de paroles. Par ailleurs, une suite d’accords qui fonctionne bien est ce que les fans retiendront en premier lorsqu’ils écouteront votre chanson.

À ne pas faire –  ne vous reposez que sur ce riff ou cette suite d’accords au détriment de la mélodie ou des paroles. Ce n’est pas le moment d’être paresseux. Un riff ou une suite d’accords – dans la plupart des genres musicaux – ne représente qu’un arrangement et ne constitue pas une chanson en soi. Sans une mélodie forte et des paroles, il est totalement impossible d’obtenir un titre de qualité.

Conclusion

Comme je le disais au début de l’article, il n’existe pas une seule manière d’écrire une chanson. Je recommande chaudement d’essayer toutes les approches d’écriture possibles. Souvent, en tant que compositeurs, nous nous retrouvons dans une impasse dans laquelle nous nous engouffrons encore et encore. Ceci peut s’avérer e réconfortant, et même résulter sur une certaine productivité, sur le long terme, il se peut que ça n’aboutisse pas sur les chansons les plus inspirées que vous pourriez écrire. Pourquoi ne pas quitter votre zone de confort et essayer une autre approche ? On ne sait jamais ce qui peut advenir.

Bonne chance !