TUNECORE LANCE ‘LES RENCONTRES INDÉS’

TuneCore part à la rencontre des artistes et acteurs culturels indépendants

Cher artiste TuneCore, nous sommes ravis de vous annoncer le lancement du programme ‘Les Rencontres Indés’, organisé en collaboration avec Scènes Locales. Avec pour objectif d’aller à votre rencontre pour mieux comprendre vos besoins, l’équipe TuneCore se rendra dans les principales villes en France pour organiser des ateliers, avec la participation d’experts de l’industrie musicale, dans un but pédagogique et pour partager les bonnes pratiques pour développer votre carrière.

Ces rencontres auront lieu dans plusieurs villes en Province, en commençant par Annecy le 9 mars 2017. Le tour continuera en avril dans les villes de Lyon et Marseille, puis dans le reste de la France. Les dates et détails de chaque évènement de ce tour seront disponibles sur cette page.

À chaque rencontre, TuneCore et Scènes Locales inviteront des professionnels issus de l’industrie musicale, spécialisés dans des domaines ayant un lien direct avec les problématiques rencontrées par les acteurs culturels locaux : booking, production, marketing, distribution, gestion des réseaux sociaux, etc. Ils échangeront sur les meilleures pratiques à suivre pour les artistes indépendants, leur donneront des conseils sur leur domaine d’expertise. Chaque date sera organisée dans un lieu culturel local. Cet évènement gratuit sera clôturé par un live acoustique d’un artiste local.

Vous souhaitez nous rencontrer ? Rien de plus simple : publiez dans les commentaires ci-dessous votre ville et nous essaierons de l’inclure au programme !

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LES RENCONTRES INDÉS À ANNECY

Lieu & date : Annecy – Les Papeteries / 9 mars 2017 à 17h00

Inscription gratuite : Eventbrite, cliquez ici (dans la limite des places disponibles)

Les experts présents :

Pour TuneCore : Mathieu Rousselot, Brand Manager France. Mathieu vous donnera des conseils sur la distribution digitale et tous les sujets qui y sont rattachés (plateformes digitales, modèles de distribution, rémunération, etc.)

Pour Scènes Locales : Will Lanthier, fondateur. Will est un spécialiste de la relation artiste et le développement de carrière, il est l’interlocuteur privilégié pour tout ce qui concerne la présence des artistes indépendants sur leur scène locale, et comment passer au niveau supérieur.

Pour Radio Meuh : Philippe Thévenet, président. Radio Meuh est une des plus grosses web radio en France, avec une ligne éditoriale exigeante. Comment être programmé sur les une web radio ? Quelles sont les nouveaux modèles sur internet ? Philippe vous dit tout !

Pour Believe Digital : Thomas Duglet, Responsable du Marketing Digital. Believe Digital est le plus gros distributeur indépendant en France. Comment mettre son titre sur une playlist Deezer ? Comment maximiser ses pages artistes sur les plateformes ? Thomas vous donne toutes les réponses.

Le groupe Jodge Trotter se produira en live acoustique à l’issu de la rencontre !

 

Contact Média :

Mathieu Rousselot, TuneCore
+33 (0)1 53 09 34 00
mathieu@tunecore.com

Nicolas Humbertjean
+ 33 (0)6 16 75 12 17
promonico@yahoo.fr 

A propos de Scènes Locales

Scènes Locales / Musiques Actuelles (www. scenes-locales.com) est le premier répertoire national de la scène locale. Présent sur tous les départements de l’hexagone, il offre aux artistes un profil complet unique avec toutes les infos réunies, met en lien une communauté et un large public, il répertorie les acteurs de la filière pro, gratuitement. C’est un outil d’Auto Promotion à destination des artistes indépendants, adapté aux nouveaux enjeux du digital. La plus grande scène de France ? Les scènes-locales!

10 Mythes qui Vous Empêchent de Percer dans la Musique

Cet article a été rédigé par Guillaume de Marketing Musical. Guillaume est un expert en promotion et en stratégie pour les artistes indépendants.

Quand on est musicien et que l’on souhaite percer dans l’industrie musicale et devenir professionnel, on entend toutes sortes de conseils et d’opinions à ce sujet. Malheureusement, beaucoup ne devraient pas être suivis et peuvent ralentir votre progression.

Vous souhaitez vraiment accélérer votre carrière musicale ? Arrêtez de croire ces mythes qui empoisonnent l’industrie.

1. Les télé-crochets sont la seule manière de réussir

À vrai dire, c’est certainement une des pires méthodes au monde pour percer dans la musique. Et pour cause, il s’agit là d’émissions de divertissement. La visibilité que vous pouvez gagner en participant à ce type de concours est immensément éphémère. Faites vous-même le test : hormis les vainqueurs, de combien de participants d’émissions de télé-crochet entendez-vous toujours parler ?

Si vous avez de la chance, vous pouvez utiliser cette opportunité et ce momentum pour construire votre carrière et votre communauté. Mais dans la plupart des cas, il ne s’agit pas d’une fin en soi et ne devrait donc pas être une vocation.

2. La priorité pour un musicien émergent est de s’entourer d’un label et d’un manager

Personne ne voudra de vous si vous ne connaissez pas déjà un certain succès et que votre communauté de fans n’est pas déjà un minimum conséquente. Aujourd’hui, l’industrie musicale cherche du retour sur investissement quasiment immédiat. Si vous ne développez pas vous-même votre potentiel alors vous n’avez aucune chance.

Pour cela, il faut réfléchir à votre musique, à votre équipe, à votre présence en ligne, à vos concerts, à votre stratégie, à votre branding, etc. Toutes ces choses se passent bien avant une quelconque signature avec un partenaire professionnel.

3. Il suffit de signer avec un label

Saviez-vous que la grande majorité des projets musicaux qui signent en label échouent tôt ou tard ? Malgré la signature, ils n’arrivent pas à générer assez de cash pour rembourser leur avance et finissent par quitter le label en question. Et pour cause, signer avec un label est bien plus risqué que d’avancer en indépendant. D’autant plus que la signature n’offre aucune garantie, mise à part celle de ne plus être en contrôle de votre musique et de votre chiffre d’affaires.

Après tout, le but premier d’un label est de générer des profits grâce à l’artiste et non pour l’artiste. Bien sûr, un bon label vous permettrait de gagner en force de frappe et en notoriété très rapidement. Mais il est important de savoir dans quoi on s’engage. Le label est un outil à envisager pour atteindre vos objectifs, mais il ne s’agit pas d’un objectif de carrière en soi.

4. Plus personne n’achète de musique, même plus les fans

La vérité est que les vrais fans achètent encore et toujours ce que leurs artistes préférés leur proposent. Mais l’ancien modèle du marché de la musique qui consistait uniquement à vendre de la musique est effectivement en déclin.

Aujourd’hui, si vous souhaitez vendre à vos fans vous devez comprendre comment faire marcher un business musical et réfléchir tel un vrai entrepreneur en créant des expériences et des offres que veulent vraiment vos fans. Vous n’irez pas bien loin avec quelques streams sur Spotify ou quelques ventes sur Bandcamp ou iTunes.

5. Il faut vivre dans une grande ville pour se faire connaître

Le fait est que la ville dans laquelle vous êtes basé ne détermine en rien votre réussite dans l’industrie. Surtout à l’heure d’Internet, de Facebook, de Twitter, d’Instagram, de YouTube et des emails.

Peu importe où vous vivez, ce sont vos actions qui déterminent la progression de votre carrière musicale. C’est à vous de créer et de saisir les bonnes opportunités en fonction de ce qui est réellement à votre disposition. Et avec le web, les possibilités sont déjà quasiment infinies.

6. Le talent est tout ce qui importe

Vous pouvez faire la meilleure musique au monde ou mettre en place le concert le plus extraordinaire de l’année, si vous ne savez pas promouvoir votre produit alors personne ne l’achètera.

Et ce n’est pas avec une publication ou un événement Facebook que vous allez résoudre cela. Avant de penser à la vente du fruit de votre labeur, vous devez réfléchir à l’acquisition et à la fidélisation de vos fans. Sinon à qui allez-vous vendre votre art ?

Bien sûr, le talent et la musique comptent pour beaucoup dans l’équation finale. Mais sans promotion vous n’irez nulle part, surtout dans un marché musical déjà hyper-saturé. Vous avez besoin de soigner votre image de marque et de développer votre marketing et votre présence en ligne. Vous devez investir votre temps et votre énergie dans votre promo, si vous voulez avoir la chance de vous professionnaliser grâce à votre talent.

7. Il faut avoir des millions de fans pour vivre de sa musique

Si vous pensez qu’il vous faut autant de fans que Beyoncé, U2 ou Taylor Swift pour vivre confortablement de votre musique, alors ça va être compliqué. La bonne nouvelle, c’est que le nombre de fans ne définit pas le succès d’un artiste. La gloire et la notoriété ne sont en rien des conditions requises pour la fidélisation et la monétisation de votre fanbase.

Des milliers de musiciens gagnent leur vie grâce à leur musique, alors qu’ils n’ont que quelques centaines ou milliers de fans. À vrai dire, la grande majorité des artistes qui gagnent bien leur vie grâce à leur business musical sont totalement inconnus du grand public. Ainsi, à vous de voir ce que vous recherchez vraiment : la célébrité ou la professionnalisation ?

8. Il faut être jeune pour réussir

La réalité est que l’âge importe très peu pour la plupart des acteurs de l’industrie musicale. Et pour cause, dans tous les secteurs de celle-ci, vous trouverez des musiciens et des professionnels de plus de 30 ans, 40 ans, 50 ans ou même 60 ans. Vous pensez que cela ne s’applique pas à vous, car vous faites de la musique destinée à un public jeune ? Sachez que David Guetta aura bientôt la cinquantaine et Madonna la soixantaine. La musique importe plus que votre date de naissance.

Votre âge ne sera jamais un problème, à moins que vous vous focalisiez dessus. Comme dans n’importe quelle industrie, du moment que vous offrez de la valeur à votre audience, vous pouvez réussir.

9. Il faut avoir un réseau énorme pour percer

Votre réseau ne sert à rien, si vous ne suscitez pas d’intérêt. Vous pouvez connaître du monde dans des majors ou de grands médias, absolument rien ne se produira si vous n’avez pas plus de valeur à offrir que le musicien moyen et que vous manquez de notoriété dans l’industrie. Vos contacts sont totalement inutiles, si vous ne savez pas comment les intéresser.

Il faut donc commencer par créer du mouvement autour de votre projet musical plutôt que de réfléchir d’ores et déjà en termes de networking et de réseau. Chaque chose en son temps.

10. Il faut un budget conséquent à investir dans sa carrière

Bien sûr, l’argent peut vous aider à accomplir bien des choses dans l’industrie musicale. Cependant, et c’est d’autant plus vrai de nos jours, il y a énormément de manières de construire votre marque et d’acquérir des fans potentiels ciblés sans dépenser le moindre euro. Par exemple :

  • Optimisez et maximisez votre présence en ligne et vos réseaux sociaux
  • Contactez des influenceurs dans votre niche musicale
  • Faites des concerts en ligne
  • Soyez proche de votre communauté afin d’encourager l’engagement et le bouche-à-oreille
  • Agrandissez votre réseau et faîtes-vous connaître dans votre niche musicale

Si vous faites tout cela en vous assurant de renvoyer une image professionnelle, alors vous gagnerez forcément en visibilité. Et le jour où vous pourrez investir dans votre projet musical, vos résultats seront décuplés.

INTERVIEW : Emmanuel Lebarbier, fondateur de ConfliktArts

Propos recueillis par Mathieu Rousselot, Brand Manager France

 

1. Qui es-tu? Quel est ton parcours?

Bonjour, je suis le fondateur de ConfliktArts.

J’ai débuté il y a 15 ans en manageant mon groupe. Ce n’était pas forcément une vocation mais plutôt une nécessité car les autres membres n’avaient pas le temps pour chercher des dates, s’occuper du Merch… Finalement cela m’a plu, j’ai commencé à proposer mon aide à certains groupes locaux. A côté, j’étais disquaire. J’ai décidé en Août 2006 de lancer ConfliktArts, l’idée était de regrouper les principaux besoins de fabrication des artistes autoproduits sur une même plateforme.

2. Peux-tu nous résumer l’aventure ConfliktArts?

Nous avons démarré il y a 10 ans, nous travaillons aujourd’hui avec + de 30 000 groupes à travers la France, Belgique, Suisse mais aussi Espagne, UK , Allemagne, Italie et Grèce. Actuellement nous fabriquons 250 nouveaux albums (références) chaque mois ! Que ce soit en CD ou en Vinyle. Le CD reste une étape importante pour un jeune groupe amateur car premièrement cela représente encore l’aboutissement physique d’un projet et deuxièmement la vente après les concerts reste la principale source de revenus très loin devant tout autre mode de commercialisation.

 3. Que proposez-vous? Est-ce que vous vous adressez à tous les artistes? 

Nous accompagnons tous les artistes dans leurs besoins de fabrication essentiellement. Du sticker jusqu’au pressage de leur vinyle ! Les groupes passent commande très simplement et en autonomie sur le site. De notre côté, grâce à notre volume de commandes, nous sommes en mesure de leur proposer le meilleur rapport qualité / prix du marché.

 4. Si je suis un artiste indépendant TuneCore, que je démarre ma carrière, avec un EP en ligne, quels conseils me donneriez-vous en terme de Merch / CD / Vinyles…?

Je vais paraître rétrograde mais le CD est le produit le plus intéressant pour un groupe car très peu cher à fabriquer (- d’1 € en moyenne) et il peut se vendre en concert 10 €, c’est facile à transporter, à vendre, facile à embarquer pour le fan et un billet de 10 sans monnaie à rendre.

Honnêtement, même si personne n’est dupe sur l’usage qui s’en fera ensuite et qu’évidemment le fan préfèrera au quotidien écouter sur son téléphone via Spotify ou Youtube, le CD reste un objet que les fans aiment acheter.

Le vinyle est vraiment top mais plus compliqué à trimballer en tournée, beaucoup plus cher à fabriquer et le prix de vente peut parfois freiner.

Le T-shirt est un produit qui arrive quasi tout le temps après le CD dans les besoins d’un groupe. Je pense qu’ils ont besoin que le produit existe… Alors oui le CD encore et encore 😉

5. Plus globalement, en quelques lignes, quelle est la stratégie/les bonnes pratiques en terme de Merch / CD  / Vinyles…? Cela dépend-il de mon audience, de mon style musical ou autre? 

Ca dépend surtout du niveau de développement du groupe !

On ne parle que très rarement des groupes qui ne font qu’une dizaine de concerts par an, pourtant ils représentent la grande majorité des groupes en France !

Ils jouent dans les bars, à la fête de la musique, achètent des instruments, distribuent leur musique sur les plateformes…

Mais cela reste insuffisant pour en vivre, insuffisant pour développer une large fan base sur les réseaux sociaux ni même vendre avec un shop en ligne et ne parlons pas de vendre en magasin.

Ils doivent se concentrer sur le live, vendre leurs produits à la fin des concerts, donc encore une fois le N°1 est le CD, ensuite un vinyle si ils veulent se faire plaisir mais le T-shirt peut très bien être le produit N°2.

Lorsqu’un groupe dépasse les 30 concerts par an, il peut commencer à envisager les choses autrement, les fans commencent à arriver sur la page Facebook et il est possible de préparer des produits plus ambitieux.

Quant aux styles de musique, oui chaque style a ses pratiques. Nous pouvons voir que le Rap va plus facilement zapper le Cd pour avoir uniquement la musique en streaming et vendre du Merch. Le groupe de Métal va rester attaché au physique et particulièrement au vinyle et t-shirts. Le groupe de Chanson va quant à lui sortir un CD car il aura plus de possibilités de jouer en live et donc de vendre facilement cet objet.

Enfin chaque groupe doit faire en fonction de ses revenus sans oublier qu’il n’y a pas de règle absolue et c’est ce qui rendra leur démarche intéressante auprès de leurs fans, toujours essayer de surprendre !

6. Comment gérer ses stocks? 

Pour les petits groupes cela se fait souvent chez l’un d’entre eux, cela peut parfois poser des soucis d’organisations mais il faut atteindre un certain volume avant de pouvoir externaliser sa logistique, cela reste couteux.

Disons que lorsqu’on arrive à un passage journalier à la poste pour envoyer ses colis, il faut peut-être y réfléchir et trouver une solution pro.

7. Quelles sont les prochaines étapes pour ConfliktArts ?

En ce qui nous concerne, continuer à accompagner les groupes autoproduits dans leurs besoins. Essayer de coller au maximum à leurs problématiques en s’adaptant aux évolutions du marché. Ce qui n’est pas évident car il y a plusieurs vitesses et ce que certains groupes vivent peut ne pas du tout correspondre à d’autres groupes qui en sont à un autre stade de développement.

Les jeunes groupes ont besoin de jouer, de trouver des bars sympas où ils sont bien accueillis avec une bonne sono et d’apprendre progressivement à se professionnaliser. Nous continuerons donc à les accompagner dans ce sens.

Pour en savoir plus sur ConfliktArts, c’est ici: www.confliktarts.com

FOCUS ARTIST : Paerish nous explique les clés de leur succès!

Propos recueillis par Mathieu Rousselot, Brand Manager France

Paerish est un groupe de rock indé basé à Paris. Ils mettent en ligne leur 1er single via TuneCore à l’été 2015. Très vite, ils se font repérer par l’équipe éditoriale de Spotify France qui met un titre du groupe dans une playlist découverte Indie Rock.

Le titre est repris par Spotify dans d’autres pays avant d’être mis en avant sur une des playlists les plus influentes sur Spotify US. C’est le début du succès pour ce jeune groupe qui décide de rester en indé pour sortir leur 1er album sur TuneCore ‘Semi Finalists’, sorti en décembre 2016. Les dates s’enchainent dans toute l’Europe.

Ils nous parlent de leur parcours.

1. Racontez-nous votre histoire, les étapes importantes

Julien (batterie) : Le groupe a commencé en 2010 en tant que trio : Mathias, Martin et moi. On a écumé pas mal de salles parisiennes sous cette formation. En 2012, Frédéric a intégré le groupe, ce qui a permi de durcir notre son et de sortir un peu de l’agglomération parisienne pour jouer. Après quelques temps, on a commencé à faire des premières parties cool en ouvrant pour Moving Mountains, We Were Promised Jetpacks, TheWorldIs… Et plus récemment, une tournée de trois semaines avec les américains de Silversun Pickups. L’étape qui a tout changé pour nous c’est l’exposition que nous a donné Spotify en nous prenant sous leur aile.

2. D’où viennent vos influences musicales?

Martin (basse) : On a tous grandi avec les mêmes influences rock américain comme les Smashing Pumpkins, Blink 182 et tous ces groupes, mais on essaie aussi de mélanger tout ça avec nos influences actuelles comme les écossais de Biffy Clyro ou les australiens de Violent Soho. Après on ne calcule pas quand on compose, tout vient assez naturellement, mais les influences se sentent quand même !
Julien : Des groupes qui ont un gros son mais qui ne sacrifient pas les mélodies pour autant, au contraire !

3. Peut-on vraiment fonctionner en DIY aujourd’hui ou est-ce un mythe ?

Martin : A notre échelle, ça fonctionne encore, même si on est aidés par un super management aux Etats-Unis, on réussit à quasiment tout faire nous même. De la sortie de nos chansons, à la production du merch et la préparation des tournées. Ca prend énormément de temps et d’énergie mais c’est aussi très gratifiant !

4. Combien avez-vous dépensé pour la production de votre album? L’image ? La promotion?

Martin : On avait fait une campagne de crowdfunding pour notre album ce qui nous a permis de ne pas sortir trop d’argent de notre poche même si on a du investir pour avoir le meilleur son possible.

On a aussi eu la chance, de bien marcher sur Spotify via Tunecore, ce qui nous a garanti des rentrées d’argent régulières afin de ne plus avoir à investir de notre poche.

Julien : La production de l’album nous a coûté aux environs de 10 000 euros.

5. Quels conseils donneriez-vous à un artiste qui débute sur TuneCore? En terme de production, d’image, de marketing, de gestion des réseaux sociaux, de promotion, etc. ?

Martin : Déjà ne pas acheter de fans, followers ou de vues, ça se voit ! Après il faut aussi trouver le bon équilibre entre être présents sur les réseaux et spamer les gens et les lasser !

On a toujours été nous-mêmes dans notre communication, donc je suppose que c’est ce qu’il faut faire !

6. Quels sont les avantages du DIY vs un accompagnement par un label ?

Martin : La totale liberté artistique ! On a quelques amis signés par des labels qui ont été contraints de faire des choses qu’ils ne voulaient pas faire, alors qu’en DIY on fait ce qu’on veut.

Mais du coup tout est plus compliqué et plus long, il faut être débrouillard et avoir de l’envie pour rester DIY.

Julien : Les deux ont leurs bons et leurs mauvais côtés, il faudrait pouvoir mixer tout ça !

Quelles sont les prochaines étapes?

Martin : Nous venons de sortir un nouveau clip pour la chanson “Semi Finalists” et nous partons du 16 Janvier au 11 Février en tournée pour assurer la première partie de Sum 41 dans toute l’Europe, c’est un rêve qui se réalise !

photo par Margot Mchn

Comment le cycle de vie d’un album a été bouleversé ces dernières années

La réalisation d’un album, d’un EP ou d’un single a toujours été un parcours du combattant, une mise à nu. Et le véritable travail de fond ne commence véritablement qu’une fois le processus artistique accompli. Il est illusoire de penser que le travail de l’artiste s’arrête à la sortie de son projet. La commercialisation est une étape fondamentale pour un artiste qui veut continuer à vivre de son art. Un artiste doit gagner de l’argent, et s’il l’artiste est doué pour son art, créer de la musique, il ne l’est pas forcément pour sa commercialisation.

Voici un article qui décrit comment, à travers l’évolution du marché de la musique, le cycle de vie d’un projet musical a été modifié en profondeur.

L’ancien modèle

On cite souvent le passage du physique au digital, avec l’arrivée d’iTunes, comme point de rupture. C’est vrai pour certains sujets, mais c’est l’avènement du modèle du streaming qui vient marquer un tournant dans le cycle de vie d’un projet musical.

En effet, avant l’arrivée de Spotify, Deezer, Napster ou Apple Music, le modèle était basé sur la propriété : on devenait propriétaire d’un support (physique ou digital). Et une fois acheté, on ne payait plus pour écouter son CD ou son fichier mp3, il nous appartenait. Toute la valeur était concentrée dans cet acte d’achat initial. Une fois cet acte effectué, qu’on écoute une fois un titre ou un million de fois ce même titre, la valeur générée était exactement la même. Par ailleurs, pub (TV, radio, journaux, etc.), tournée, affichage…, tout le marketing avait pour but de concentrer toutes les ventes à ce moment clé, pendant les quelques jours suivant la sortie du projet. Les premiers fans constituaient l’immense majorité des revenus générés par un projet. Et ils achetaient la musique de leur artiste dès la sortie de son album ou de son single.

Ensuite, hormis de rares projets, les ventes étaient très faibles. Par conséquent, le chiffre d’affaire total d’un projet musical était réparti de manière très différente : 90% des ventes se faisaient sur les 3 premières semaines d’exploitation. Au bout de 3 mois, la majorité des projets ne généraient plus aucun revenu.

Le nouveau modèle

Aujourd’hui, ce modèle a été complètement transformé. L’industrie musicale reprend des couleurs et est en croissance en France en 2016 pour la première fois depuis le début des années 2000. Cette croissance est tirée par le digital qui fait jeu égal avec le physique, et qui devrait le dépasser dès l’année prochaine. A l’intérieur du marché du digital, les ventes en téléchargement se sont effondrées, avec le déclin d’iTunes. Le chiffre d’affaire des ventes en téléchargement, dans le segment du digital, est inférieur à 20% en 2016. Ce chiffre devrait passer sous la barre des 10% en 2017. Dans le même temps, depuis quelques années, le streaming explose (+42% par rapport à l’année dernière*).

Et le streaming a ceci de particulier qu’on n’est plus propriétaire du fichier audio, on le loue. Et l’artiste reçoit une petite rémunération sur chaque écoute (les revenus provenant de la publicité ou des abonnements), alors que dans l’ancien modèle, il était payé une seule fois. Et plus le titre ou l’album est écouté dans le temps, plus les revenus grossissent.

Il faut ajouter à ceci un phénomène lié au modèle du streaming : les playlists. Les abonnés aux services de streaming écoutent en majorité des titres issus de playlists. Ces playlists peuvent être constituées par les abonnés eux-mêmes, par d’autres abonnés, par des experts indépendants, ou par les plateformes elles-mêmes (via leurs équipes éditoriales, ou via des playlists algorithmiques).

Ainsi, le cycle de vie d’un projet musical est complètement renversé : les revenus ne proviennent plus dans 3 premières semaines d’exploitation, au contraire, la majorité des revenus provient de son exploitation dans le moyen et le long terme. C’est la théorie de la longue traine. Cette caractéristique a de nombreuses conséquences sur la stratégie de commercialisation d’un projet musical. Les distributeurs, les labels ont adapté leur stratégie en prenant en compte ceci. Il est primordial pour un artiste indépendant d’en faire autant.

La longue traine

longue traine

Dans ce schéma, la partie en jaune devient prend de plus en plus d’importance et devient plus importante que la partie verte avec le temps.

Comment maximiser ses revenus?

En comprenant l’évolution du marché de la musique, on peut en tirer des conclusions évidentes :

– plus son projet reste longtemps en ligne, plus il va générer des revenus. A contrario, retirer son album des plateformes revient à se priver de la majorité des revenus potentiels.

– la condition implicite est que les titres d’un artiste doivent être intégrés dans des playlists. Sur ce point, pas de recette miracle, mais quelques bonnes pratiques :

– créer des playlists soi-même via ses profils Spotify, Deezer ou Youtube, et les partager avec ses fans.

– inciter ses fans à créer des playlists publiques avec vos titres.

– insérer ses titres dans des playlists collaboratives à forte audience.

– inciter les salles de concert où l’on se produit à créer des profils et insérer vos titres.

Plus un titre est partagé, plus il a des chances d’être ‘repéré’ et sélectionné par les algorithmes des plateformes, et plus il sera ensuite partagé à de nouveaux fans, etc.

Il faut donc mettre en route la machine via son propre profil et via celui de ses fans.

L’aspect social est donc primordial dans ce nouveau modèle. Et le succès ne peut venir que si son répertoire reste en ligne !

*SNEP, Décembre 2016

7 astuces pour augmenter ses chances d’être mis en avant sur iTunes, Deezer, Spotify…

Par Chris Mooney, TuneCore, et édité par Mathieu Rousselot

En se rendant sur l’iTunes store, sur Deezer ou sur Spotify, la plupart des artistes se disent : « Je veux que mon album soit mis en avant ici, ou que mon titre soit inclus dans cette playlist. » La bonne nouvelle est que toutes les sorties TuneCore distribuées sur les plateformes digitales peuvent, en théorie, bénéficier de ces mises en avant. Les mises en avant sur les plateformes digitales sont basées sur des décisions prises en interne par les équipes éditoriales de chaque plateforme digitale—ce ne sont pas des achats d’espace.

Par exemple, l’artiste TuneCore Chris Wallace a bénéficié d’une bannière la page Pop d’iTunes et son album Push Rewind a été mis en avant à côté de sorties d’artistes comme No Doubt, One Direction, Owl City (également ancien artiste TuneCore) ou Alicia Keys dans la partie ‘Nouveautés’.

Les artistes SafetySuit ou Stephen Jerzak & Romance on a Rocketship, également distribués par, ont également bénéficié de mises en avant sur ce même exemple.

Comment augmenter ses chances d’être mis en avant sur une plateforme digitale?

Voici sept astuces qui peuvent vous aider. (Rappel important : il appartient à la plateforme, et uniquement à la plateforme, de décider ce qui est mis en avant ou non.)

1. Planifier à l’avance
Le timing est un élément clé dans une mise en avant. La plateforme, telle que vous la voyez à un moment précis, est la somme d’un travail réfléchi des équipes éditoriales, pas un fourre-tout décidé en dernière minute. De manière générale, les mises en avant sont décidées au moins 3 semaines à l’avance. Par conséquent, il peut être judicieux, quand c’est possible, de paramétrer un délai de 3 semaines minimum concernant la date de sortie, afin de laisser aux plateformes, assez de temps pour écouter votre musique.

2. Les pré-commandes créent l’impulsion!
Les pré-commandes d’album, EP ou single sur iTunes ou Google Play—quand elles sont paramétrées deux ou trois semaines en avance—permettent l’achat à l’avance en amont de la date de sortie officielle. Les ventes effectuées durant les pré-commandes sont comptabilisées dans le calcul des tops iTunes, de la même manière que les ventes effectuées après la date de sortie officielle. Par conséquent, inciter vos fans à acheter votre sortie pendant la période de pré-commande peut vous aider à grimper dans les tops iTunes et créer un buzz. En savoir plus sur les bénéfices des pré-commandes.

3. Privilégier les albums aux singles
Les Singles sont un bon moyen pour améliorer votre notoriété et pour préparer la sortie de votre album. Ils peuvent aussi créer un historique de ventes qui peut venir appuyer une décision de mise en avant lors des choix des équipes éditoriales. Mais en réalité, si vous regardez en détail l’iTunes store, Deezer ou Spotify, vous noterez qu’il y a bien plus d’espace pour les albums que pour les singles, et donc pour leur mise en avant. Les plateformes a tout de même des espaces réservés pour les singles.

4. Vérifier l’orthographe!
Laisser libre cours à sa créativité est une bonne chose, MAIS nous voyons souvent des sorties comportant des fautes d’orthographe ou des incohérences. Les équipes éditoriales le noteront probablement, donc soyez sûr qu’il n’y a pas d’erreur avant de mettre en ligne votre sortie.

5. Qui est l’artiste principal?
A moins que vous bénéficiez d’un éventail d’artistes très célèbres participant à votre sortie, ça ne fait pas très pro d’avoir une looooongue liste d’artistes invités.

6. Préparer ses arguments
Au-delà de la musique elle-même, il y a des faits importants et des éléments clés que les plateformes vont considérer :

  • Combien de ventes ont été réalisées sur vos sorties précédentes ? En particulier les plus récentes…
  • Combien de fans potentiels pouvez-vous toucher et inciter à acheter votre sortie sur les plateformes digitales? En d’autres termes, combien de personnes vous suivent sur Facebook, sur Twitter, sur votre newsletter, etc.
  • Avez-vous un plan marketing ou un plan média en place ? Par exemple : Y-a-il un article à paraitre sur un gros magazine ? Avez-vous investi dans de l’achat d’espace pub ?
  • Y-a-t-il des synchros TV/cinéma ou autres prévues en parallèle de votre sortie?
  • Quelles sont les prévisions réalistes en terme de ventes la première semaine de sortie?

7. Quel est le bon prix pour votre sortie?

Bien que le prix de vente ne soit pas un critère décisif pour une mise en avant, il constitue une variable additionnelle qui peut augmenter vos chances d’obtenir une mise en avant dans le cas des téléchargements. Vous pouvez contacter notre équipe support TuneCore pour modifier votre prix de vente.

Ces astuces sont valables pour toutes les plateformes. Encore une fois, ce sont les équipes éditoriales qui décident des mises en avant, mais si vous suivez ces recommandations, vous augmenterez vos chances.

Les plateformes ne nous envoient pas de notifications quand ils mettent en avant des sorties TuneCore, donc nous vous recommandons de vérifier les différentes plateformes pour voir si votre sortie a été mise en avant.

[Note de la rédaction : Cliquez ici pour en savoir plus sur la distribution digitale. Vous pouvez paramétrer une pré-commande lors que vous uploadez votre album sur TuneCore, plus d’infos ici.]